Autres chirurgies
Les techniques chirurgicales décrites ont été approuvées par de
nombreuses sociétés scientifiques et objectives ; le texte
utilisé est celui qui a été recommandé par la BSCRS (Belgian
Society of Cataract & Refractive Surgery) dans ses brochures sur
la chirurgie de l’œil, fruit d’un travail de collaboration entre
plusieurs médecins ophtalmologues.
La BSCRS compte 426 membres, tous médecins ophtalmologues.
Implant réfractif : une lentille
ou implant spécial peut être inséré
dans l'il, dans le but de corriger une myopie élevée,
ou plus récemment, une hypermétropie élevée.
Ce concept d'implanter une lentille dans un il " sain
", sans enlever le cristallin naturel, n'est pas nouveau
et date de plus de 30 ans. A cette époque, les implants
disponibles n'avaient pas la même qualité que ceux
que nous utilisons aujourd'hui, et malgré cela, ces lentilles
étaient bien tolérées. Avec la qualité
des nouvelles optiques, il est possible de réaliser un
implant très fin, à implanter dans la chambre postérieure
de l'il (derrière l'iris) ou dans la chambre antérieure
de l'il (devant l'iris). Certaines de ces lentilles "
flottent " littéralement derrière l'iris, d'autres
sont fixées par de petites anses ou de petites pinces qui
enclavent l'iris.

Il appartient donc au chirurgien de conseiller au patient la
meilleure lentille dans son cas particulier.
Cette chirurgie se déroule en salle d'opération,
sous anesthésie locale ou générale, suivant
le cas.
Un examen très détaillé de l'il est
réalisé avant toute intervention : il faut mesurer
la profondeur de la chambre antérieure par échographie,
mesurer la courbure et le diamètre de la cornée,
contrôler la rétine, la tension de l'il, etc.
Les risques principaux de cette technique sont : l'infection,
le glaucome, le décollement de rétine, des halots
la nuit, une sur-ou une sous-correction. Ces complications sont
rares. En outre, avec les nouveaux implants, le risque d'avoir
une complication grave, pouvant diminuer la meilleure acuité
visuelle, est faible et la puissance de la lentille à implanter
peut être calculée avec précision dans la
plupart des cas, ce qui évite toute surprise réfractive.
Cette chirurgie n'est pas remboursée par l'I.N.A.M.I en
Belgique, mais certaines assurances privées la considèrent
comme toute autre opération et la rembourseront suivant
les contrats souscrits.
Kératotomie radiaire et arciforme : cette technique
était très populaire dans le passé ; la kératotomie
est principalement utilisée de nos jours pour corriger
de petites amétropies, ou pour améliorer le résultat
visuel après chirurgie de la cataracte ou autre procédé
réfractif ayant laissé une petite myopie résiduelle
ou un astigmatisme léger.
De petites incisions sont réalisées au niveau de
la cornée, sous anesthésie locale, dans le but d'obtenir
un aplatissement central.
Chirurgie du glaucome : peut être réalisée
au laser, lorsque le traitement par collyre n'est plus suffisant
ni efficace, ou alors sous anesthésie topique, en utilisant
les techniques filtrantes de la chirurgie traditionnelle.
Chirurgie de la rétine : ici encore, de petits
trous ou déchirures au niveau de le rétine périphérique
peuvent être traités par le laser ; en cas de véritable
décollement de rétine, une opération conventionnelle,
confiée à un chirurgien spécialiste de la
rétine, doit être réalisée, afin de
restaurer la meilleure acuité visuelle possible.
Chirurgie du strabisme : afin de corriger le strabisme
d'un enfant, et parfois l'amblyopie associée, on peut intervenir
sur les muscles de l'il et les déplacer légèrement.
Certains adultes sont opérés uniquement pour raison
cosmétique.
Chirurgie des paupières : à réaliser
lorsque le bord libre de la paupière bascule vers l'intérieur
(entropion) ou vers l'extérieur (ectropion). Les yeux sont
alors irrités par le frottement des cils, ou par l'ouverture
palpébrale béante. Le blépharochalasis (excès
de peau au niveau de la paupière supérieure) peut
aussi être traité.

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