Les techniques chirurgicales décrites ont été approuvées par de nombreuses sociétés scientifiques et objectives; le texte utilisé est celui qui a été recommandé par la BSCRS (Belgian Society of Cataract & Refractive Surgery) dans ses brochures sur la chirurgie de l’œil, fruit d’un travail de collaboration entre plusieurs médecins ophtalmologues. La BSCRS compte 220 membres, tous médecins ophtalmologues.

La cataracte

Le cristallin naturel (voir « œil ») devient opaque avec le temps; ceci est un processus absolument normal, faisant partie des modifications observées avec l’âge. De très nombreuses personnes de plus de 65 ans auront besoin d’une intervention de la cataracte; cependant, dans certains cas, la cataracte peut débuter beaucoup plus tôt, par exemple chez les diabétiques, les grands myopes, les glaucomateux, ou alors après la prise de certains médicaments, comme la cortisone.

Le signe principal de la cataracte est la diminution d’acuité visuelle, de loin et/ou de près; une moins bonne perception des couleurs, ainsi que des aberrations lumineuses autour de certaines sources lumineuses ponctuelles, peuvent également être observées. Ceci ne peut plus être corrigé par des lunettes; il faudra donc envisager une opération de la cataracte.

Le chirurgien, par une petite incision de 2,2 à 2,8 mm, va ôter (en fait, détruire par ultra-sons) le cristallin devenu opaque et le remplacer par une petite lentille, aussi appelée implant, ou cristallin artificiel.

L’intervention se déroule sous anesthésie locale (dite anesthésie « topique »); uniquement des gouttes sont appliquées dans l’œil quelques minutes avant l’opération. Un petit calmant est généralement donné pour le confort du patient.

Pour les patients très nerveux ou anxieux, une anesthésie générale peut être pratiquée, de même que pour des cas particuliers, comme par exemple en cas de grande myopie, etc.

Cette chirurgie se déroule en ambulatoire, c’est-à-dire sans hospitalisation; le patient est autorisé à quitter le centre une heure après l’opération. L’œil est protégé par une coque protectrice, afin d’éviter un choc. Cette coque est portée 24 heures après l’opération et puis uniquement la nuit pendant une semaine.

Le lendemain de l’opération, l’œil opéré sera contrôlé à la consultation, pour mesurer l’acuité visuelle et la tension de l’œil; une feuille de soin avec toutes les explications concernant le traitement post-opératoire (un collyre antibiotique et un collyre anti-inflammatoire) et les précautions à prendre, est alors remise au patient.

Si nécessaire, le deuxième œil peut être opéré assez rapidement après le premier.

Le but de la chirurgie est d’améliorer l’acuité visuelle, et de permettre au patient de fonctionner sans porter constamment de lunettes; cependant elles peuvent être prescrites afin d’améliorer encore la vue, ou alors pour la lecture.

Il est à noter que la récupération visuelle est généralement rapide après l’intervention; la plupart des patients sont capables de regarder la TV dès le(s) premier(s) jour(s).

Il est important de se rappeler que les frais de cette chirurgie ne sont pas complètement pris en charge par l’I.N.A.M.I. Une partie du matériel stérile est à charge du patient, mais peut être remboursée par une assurance complémentaire (au départ de la mutuelle) ou par une assurance privée.

Implant ou cristallin artificiel

Plusieurs implants ou cristallins artificiels existent sur le marché. Les plus fréquemment utilisés sont des implants souples, pliables, injectables par une petite incision.

La puissance de cet implant est calculée lors des examens préopératoires. Il semble plus intéressant d’obtenir une bonne vue de loin sans lunettes (un type d’implant particulier ou torique permet même de corriger l’astigmatisme associé à la myopie ou à l’hypermétropie), et de porter une correction optique pour la lecture. Cependant, certains patients peuvent avoir d’autres souhaits.
Un nouveau type de cristallin artificiel est disponible depuis peu, permettant de corriger la vue de loin, mais aussi la vue de près, autorisant donc la lecture sans lunettes.

Les études montrent que les problèmes du passé (aberrations lumineuses et diminution de la vision des contrastes) sont pratiquement résolus dans tous les cas.

Toutefois, certains patients peuvent avoir besoin de plus de temps que d’autres pour s’habituer à ces implants.

Il est aussi fort important de définir au préalable quel type de vision (de loin, de près, intermédiaire pour PC) est le plus utile pour chaque patient, afin de choisir l’implant le plus approprié au cas par cas.

Ces implants sont indiqués dans des cas bien particuliers, en fonction du défaut préopératoire (myopie, hypermétropie ou astigmatisme) et seulement s’ils peuvent correspondre aux besoins spécifiques de certains patients. Ils ne sont pas remboursés par l’I.N.A.M.I., mais peuvent l’être par certaines assurances privées.

Ceci sont des brochures éditées par une firme commerciale, dans le simple but de vous faire comprendre le fonctionnement de ces implants. Ces brochures n’ont pas été réalisées par le Dr Mathys, qui n’assume donc aucune responsabilité quant à son contenu. Elles ne remplacent aucunement une consultation avec votre ophtalmologue.

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